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Discours pour le Congrès Fédéral de Charleroi du 8 janvier 2010 à Ransart
Chers camarades, En ce début d’année 2010, je voudrais, tout d’abord, en mon nom personnel et au nom de tous les membres de l’Association des Enseignants Socialistes Francophones de Charleroi vous présenter nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Qu’il est bon de pouvoir le faire dans un tel moment. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il s’agit d’un moment historique mais en tout cas, il s’agit certainement d’un moment capital pour l’ensemble des socialistes carolos. Après de trop nombreuses années de tutelle, après une période d’anarchie douce, la démocratie interne s’est exprimée et nous permet ainsi d’avoir deux nouveaux présidents fédéraux. Certains pourraient dire que normalement, si tout avait correctement fonctionné, nous ne devrions avoir qu’un seul président. Que ce serait plus clair pour tout le monde,... Nous devons arrêter de nous retourner vers le passé. Il est grand temps de regarder l’avenir et surtout de le construire. Les socialistes ont depuis toujours eu de réelles visions de société et ont pour celle-ci incarné le changement. Toutes les grandes révolutions sociales du 20ème siècle ont été provoquées par les socialistes. Si nous voulons améliorer la vie des citoyens de notre région et trouver une alternative concrète à un système purement capitaliste qui vient de nous montrer ses limites, nous ne pouvons plus nous enfermer dans des débats internes, souvent stériles et peu intéressants pour nos concitoyens. Nous sommes, à mon avis, dans une période charnière qui va sans aucun doute entraîner de nombreux changements de société. Le mot «crise» trouve son origine du grec « krisis » qui signifie décision.
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